29 septembre 2020 – Manquer le message.

Comme nous l’avons vu hier, malgré le commandement clair de Dieu, Ève, même dans son langage, a dilué ce qu’on lui avait enseigné. Bien qu’elle n’ait pas mal interprété ce que le Seigneur lui a dit, elle ne l’a manifestement pas pris assez au sérieux. On ne peut guère exagérer les conséquences de ses actes.

Ainsi, lorsqu’Ève a rencontré le serpent, elle lui a répété (mais pas exacte- ment) ce que Dieu avait dit au sujet des arbres du jardin (Genèse 3:2, 3). Bien sûr, ce message n’était pas une nouvelle pour le serpent. Le serpent connaissait le commandement et était donc bien préparé à le tordre, en s’attaquant ainsi à l’innocence d’Ève.

Examinez Genèse 3:4-6. En plus de nier directement ce que Dieu avait dit, qu’a dit le serpent qui, de toute évidence, a réussi à séduire Ève? De quels principes a-t-il profité?

Lorsque le serpent lui a dit qu’une partie du message était incorrecte, Ève aurait pu aller s’entretenir avec Dieu. C’est là toute la beauté de l’éducation dans l’Éden: l’accès des élèves à leur puissant Maitre était surement au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer aujourd’hui sur la terre. Cependant, au lieu de fuir, au lieu de chercher l’aide divine, Ève accepte le message du serpent. Son acceptation de l’amendement du message par le serpent nécessite un cer- tain doute de la part d’Ève sur Dieu et sur ce qu’Il leur avait dit.

Pendant ce temps, Adam se retrouve lui-même dans une situation difficile. « Adam comprend que sa femme a violé le commandement de Dieu et foulé aux pieds la seule défense qui leur ait été imposée pour éprouver leur fidélité. Une lutte terrible se livre en lui. Il est consterné de voir Ève devenue victime du ten- tateur. Mais l’acte fatal est commis, et il va falloir qu’il se sépare de celle dont la société fait sa joie. Comment s’y résigner? » – Ellen G. White, Patriarches et prophètes, p. 17.

Malheureusement, bien que sachant distinguer le bien du mal, il a également fait un mauvais choix.

Pensez à l’ironie trompeuse de la situation: le serpent a dit que s’ils mangeaient de l’arbre, ils seraient « comme des dieux » (Gen. 3:5, LSG). Mais Genèse 1:27 ne disait-il pas qu’ils étaient déjà comme Dieu? Qu’est-ce que cela peut nous apprendre sur la facilité avec laquelle nous pouvons être trompés et pourquoi la foi et l’obéissance sont notre seule protection, même lorsque nous avons reçu la meilleure éducation, comme Adam et Ève?