
Celui qui a reçu la semence dans le sol pierreux, c’est celui qui entend la parole et l’accepte aussitôt avec joie; mais il n’a pas de racines en lui-même, il est l’homme d’un moment et, dès que surviennent les difficultés ou une persécution à cause de la parole, il trébuche. Matthieu 13 : 20-21.
La semence tombée sur le sol rocailleux ne trouve que peu de terre. La plante y lève avec rapidité, mais sa racine, gênée par les pierres et privée des éléments indispensables à son développement normal, ne tarde pas à sécher. Semblables à la roche que recouvre une mince couche de terre, bon nombre de ceux qui font profession de religion sont victimes de leur égoïsme, et leurs plus nobles désirs sont étouffés. L’amour du moi n’a pas été vaincu, et ils n’ont pas compris le caractère excessivement odieux du péché ni éprouvé le sentiment de leur culpabilité. Il se peut que ces gens aient été faciles à convaincre et paraissent de fervents chrétiens. En réalité, ils n’ont que le vernis de la religion. {PJ 32.3}
Ce n’est pas parce que des hommes acceptent rapidement la parole de Dieu ni parce qu’elle fait leur joie, qu’ils l’abandonnent ensuite. Dès que Matthieu eut entendu l’appel de son Sauveur, il se leva et quitta tout pour le suivre. Dieu désire que nous acceptions avec joie la parole sainte aussitôt qu’elle nous parvient. Il y a de la “joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent” Luc 15:7, et il y a de la joie dans le cœur de celui qui croit en Christ. Mais dans la parabole du semeur, ceux qui ont reçu la parole immédiatement n’ont pas calculé la dépense. Ils n’ont pas compris les exigences de la parole de Dieu. Ils ne la confrontent pas avec toutes leurs habitudes et ne se placent pas entièrement sous son contrôle. {PJ 32.4}
Les racines plongent profondément dans le sol, et, cachées à nos yeux, elles entretiennent la vie de la plante. Il en est de même pour le chrétien: sa vie spirituelle est fortifiée par le lien invisible qui l’unit au Christ par la foi. Mais les auditeurs distraits se confient en leurs propres mérites au lieu de s’en remettre au Christ. Ils comptent sur leurs bonnes œuvres, leurs élans de générosité, leur propre justice. La puissance divine leur fait défaut parce qu’ils ne sont pas unis au Christ. Ils n’ont pas de racines en eux-mêmes. {PJ 33.1}
Le soleil bienfaisant de l’été, qui fait croître le bon grain et le mûrit, détruit la semence qui n’a pas de profondes racines. Ainsi celui qui n’a pas de racine en lui-même “manque de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, il y trouve une occasion de chute?”Mt. 13:21 Beaucoup reçoivent l’Evangile comme un moyen d’éviter la souffrance et non comme la délivrance du péché. Ils se réjouissent pendant un certain temps, persuadés que la religion les libérera des épreuves et des difficultés. Tout se passe-t-il selon leurs désirs? Ils semblent être de bons chrétiens. Mais ils succombent à la rude épreuve de la tentation. Ils ne peuvent pas endurer l’opprobre pour l’amour du Christ.
La véritable sainteté est une consécration totale au service de Dieu; sans une telle consécration, il ne saurait y avoir de vie chrétienne véritable. Le Christ exige de nous une consécration sans réserve. Il réclame notre cœur, notre esprit, notre âme, nos forces à son service. Celui qui ne vit que pour lui-même n’est pas chrétien. {PJ 34.4}
L’amour doit être le principe de l’action. Il est l’essence même du gouvernement divin sur la terre et dans les cieux. Il faut aussi qu’il soit à la base du caractère chrétien, car c’est le seul élément qui puisse le rendre inébranlable et lui permettre d’affronter victorieusement l’épreuve et la tentation. {PJ 34.5}
L’amour se révélera par le sacrifice. Le plan de la rédemption repose sur un sacrifice dont on ne peut mesurer la hauteur et la profondeur. Le Christ a tout donné pour nous, c’est pourquoi il faut que celui qui l’accepte soit prêt à renoncer à tout par amour pour lui. L’honneur et la gloire du Rédempteur doivent être nos principales préoccupations. {PJ 35.1}
Si nous aimons Jésus, nous aurons le désir de vivre pour lui, de lui présenter nos offrandes d’actions de grâces et de travailler à son service. Notre labeur même paraîtra léger. Par amour pour notre Sauveur, nous accepterons peines, souffrances et sacrifices. Nous éprouverons un amour semblable au sien pour ceux qui se perdent et le même ardent désir de les sauver. {PJ 35.2}
Ellen G. White, Parabole de Jésus, pp 32-35
Cette méditation est issue du livre d’Ellen G. White « Les Paraboles de Jésus » Pages 32 à 35.
Le Morning Watch est premier plan de lecture du département de la Jeunesse Adventiste paru pour la première fois en 1908, soit un an avant l’intégration officielle du département dans l’organigramme de l’Eglise.
Le Morning Watch mis en ligne depuis janvier 2020 est l’édition de l’année 1908.