365 jours avec Jésus – 11 février : Tu peux me rendre pur (1)

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Esprit de prophétie

Jésus-Christ, Chapitre 26 (pp 246.1-246.3)

De toutes les maladies connues en Orient, la lèpre était la plus redoutée. Sa nature incurable, son caractère contagieux et ses répugnants effets épouvantaient les plus courageux. Les Juifs la considéraient comme une punition et l’appelaient “le fléau”, “le doigt de Dieu”. Opérant ses ravages en profondeur, indéracinable, mortelle, on y voyait un symbole du péché. La loi cérémonielle déclarait impur le lépreux. Mort vivant, il était exclu des habitations humaines. Tout ce qu’il touchait devenait souillé. L’air lui-même était contaminé par sa respiration. Celui chez qui l’on soupçonnait la terrible maladie devait se présenter aux prêtres, chargés d’examiner son cas et de prendre une décision. Si la lèpre était déclarée, le malade était séparé de sa famille, retranché de l’assemblée d’Israël; il ne lui restait qu’à rejoindre ceux qui souffraient du même mal. Les exigences de la loi étaient inflexibles. Rois et gouverneurs ne pouvaient y échapper. Attaqué par ce terrible mal, un monarque devait abandonner le sceptre et fuir loin de la société.

Eloigné de ses parents et de ses amis, le lépreux devait supporter sa maladie comme une malédiction. Il devait publier son malheur, déchirer ses vêtements et donner l’alarme pour que l’on pût fuir la contamination. Le cri: Impur! impur! lancé sur un ton morne par un exilé solitaire était un signal que l’on redoutait et que l’on détestait.

Beaucoup de lépreux vivaient dans la région où le Christ exerçait son ministère; ces malheureux entendirent parler de l’œuvre du Messie et une lueur d’espérance éclaira leur misère. Cependant depuis les jours du prophète Elie aucune guérison de lépreux ne s’était produite et l’on n’osait attendre de Jésus un miracle que lui-même n’avait jamais fait. Il se trouva pourtant un lépreux dont la foi s’éveillait; mais comment cet être, exclu de la société des hommes, pourrait-il atteindre Jésus, se présenter au Guérisseur? Le Christ voudrait-il le guérir, lui, infortuné, apparemment frappé d’un jugement divin? Ne lui jetterait-il pas plutôt l’anathème ainsi que le faisaient les pharisiens et même les médecins, et ne lui serait-il pas enjoint de fuir les lieux habités? Il pense à tout ce qu’il a entendu dire de Jésus. Personne encore n’a cherché vainement du secours auprès de lui. Le misérable décide d’aller trouver le Sauveur. Les villes lui sont interdites: peut-être pourra-t-il rencontrer le Messie sur quelque chemin de montagne ou bien lorsqu’il enseigne dans les campagnes. Il n’ignore pas les difficultés d’une telle entreprise, mais aucune autre possibilité ne s’ouvre devant lui.

Pour poursuivre l’étude lire le chapitre 27 du livre Jésus-Christ d’Ellen G. White :


365 jours avec Jésus est une compilation de Merle Poirier, gestionnaire des opérations de AdventistWorld.