365 jours avec Jésus – 19 février : Béthesda et le sanhédrin (3)

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Jn 5.1-47

Esprit de prophétie

Jésus-Christ, Chapitre 21 (pp 186.1-187.2)

Les Juifs avaient perverti la loi et en avaient fait un joug insupportable. Par leurs exigences absurdes ils étaient passés en proverbe chez les nations. Une haie de restrictions déraisonnables entourait le sabbat. Cette institution avait cessé de faire leurs délices, comme une chose honorable, consacrée au Seigneur. Par la faute des scribes et des pharisiens, l’observation de ce jour était devenu un fardeau insupportable. Il n’était pas permis à un Juif d’allumer un feu, même pas une chandelle, le jour du sabbat. Il en résultait qu’ils devaient s’adresser à des païens et leur demander des services que leurs propres règles leur défendaient d’accomplir. Ils ne voyaient pas que si ces actes étaient entachés de péché ceux qui les exigeaient de leurs employés étaient aussi coupables que s’ils les avaient accomplis eux-mêmes. Ils s’attribuaient l’exclusivité du salut, en tant que Juifs, et se disaient que puisque la condition des autres était désespérée rien ne pouvait l’empirer. Mais Dieu n’a donné aucun commandement qui ne puisse être observé par tous. Sa loi ne sanctionne aucune restriction déraisonnable ou égoïste.

Jésus rencontra dans le temple l’homme qu’il avait guéri. Celui-ci y était venu apporter un sacrifice pour le péché et un sacrifice d’actions de grâces en raison de la grâce immense dont il avait été l’objet. Le v

oyant parmi les adorateurs, Jésus se fit connaître et lui adressa ces paroles d’avertissement: “Voici, tu as retrouvé la santé, ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire.”

En rencontrant son libérateur, la joie de ce miraculé fut à son comble. Sans se rendre compte de la haine dont Jésus était l’objet, il s’empressa de le désigner aux pharisiens qui l’avaient interrogé, comme l’auteur de sa guérison. “C’est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus, parce qu’il faisait cela pendant le sabbat.”

Jésus fut amené devant le sanhédrin sous l’accusation d’avoir violé le sabbat. Si à ce moment-là les Juifs avaient été indépendants, cette accusation eût suffi pour justifier sa condamnation à mort. Assujettis aux Romains, ils ne pouvaient réaliser leur dessein. Les Juifs n’étaient pas autorisés à infliger la peine de mort et les accusations formulées contre le Christ ne pouvaient être prises en considération par un tribunal romain. On espérait toutefois atteindre d’autres buts. En dépit d’une vive opposition, l’influence du Christ s’étendait de plus en plus, même à Jérusalem. Des quantités de gens qui ne prêtaient aucune attention aux harangues des rabbins étaient attirés par son enseignement. Ses paroles, qui étaient à la portée de leurs intelligences, réchauffaient et réconfortaient leurs cœurs. Il leur présentait Dieu non comme un juge vengeur, mais comme un tendre père, et lui-même réfléchissait l’image de Dieu dans sa vie. Ses paroles faisaient l’effet d’un baume sur les esprits meurtris. Autant par ses paroles que par ses œuvres de miséricorde il brisait le joug des vieilles traditions et des commandements humains qui pesait sur eux; il leur présentait l’amour de Dieu dans sa plénitude inépuisable.

Pour poursuivre l’étude lire le chapitre 21 du livre Jésus-Christ d’Ellen G. White :


365 jours avec Jésus est une compilation de Merle Poirier, gestionnaire des opérations de AdventistWorld.