365 jours avec Jésus – 2 mars : Le sermon sur la montagne (6)

Selon MatthieuSelon MarcSelon LucSelon Jean
Mt 5.17-37Lc 6.20-26

Esprit de prophétie

Jésus-Christ, Chapitre 31 (pp 297.2-299.1)

Dès lors que “la loi de l’Eternel est parfaite”, s’en écarter tant soit peu est un mal. Le Christ condamne ceux qui désobéissent aux commandements de Dieu et enseignent à faire de même. La vie d’obéissance du Sauveur maintenait les droits de la loi; elle démontrait que la loi peut être observée au sein de l’humanité; elle montrait la beauté de caractère qui est le fruit de l’obéissance. Tous ceux qui suivent son exemple affirment par là que la loi est sainte, juste et bonne.Romains 7:12. En revanche, tous ceux qui violent les commandements donnent raison à Satan qui prétend que la loi est injuste, qu’on ne peut lui obéir. Ils favorisent ainsi les séductions du grand adversaire et déshonorent Dieu. Ils sont les fils du malin, qui fut le premier à se révolter contre la loi de Dieu. Les introduire dans le ciel serait y ramener des éléments de discorde et de rébellion et mettre en péril le bonheur de l’univers. Un homme qui méprise consciemment un principe de la loi ne saurait entrer dans le royaume des cieux.

Les rabbins estimaient que leur justice était un passeport pour le ciel; Jésus déclara que cela était insuffisant et non méritant. La justice des pharisiens était faite de cérémonies extérieures accompagnées d’une connaissance théorique de la vérité. Les rabbins avaient la prétention d’atteindre à la sainteté en s’efforçant d’observer la loi; par leurs œuvres ils avaient consommé le divorce entre la justice et leur religion. Très scrupuleux au sujet des observances rituelles, ils vivaient dans l’immoralité et la dégradation. Leur prétendue justice n’avait aucune chance d’entrer dans le royaume des cieux.

La plus grande erreur de l’esprit humain, aux jours du Christ, fut d’imaginer qu’on pouvait obtenir la justice par une simple adhésion à la vérité. L’expérience humaine a montré qu’une connaissance théorique de la vérité est incapable de sauver une âme et de produire des fruits de justice. Un soin jaloux de ce qu’on appelle la vérité théologique est souvent accompagné d’un sentiment de haine pour la vérité authentique telle qu’elle se manifeste dans la vie. Les plus sombres chapitres de l’histoire sont ceux qui conservent le souvenir des crimes inspirés par le fanatisme religieux. Les pharisiens se disaient enfants d’Abraham et se glorifiaient de posséder les oracles divins; toutefois ces avantages ne les préservaient pas de l’égoïsme, de la malice, de l’avarice et de la plus vile hypocrisie. Ils se croyaient les gens les plus religieux de l’univers, et leur prétendue orthodoxie les a amenés à crucifier le Seigneur de gloire.

Le même danger persiste aujourd’hui. Beaucoup de gens se croient chrétiens, simplement parce qu’ils souscrivent à quelque formule théologique. Mais ils n’ont pas introduit la vérité dans la vie pratique et n’ont pas fait d’elle l’objet de leur foi et de leur amour; c’est pourquoi ils n’ont pas reçu la puissance et la grâce, fruits de la vérité sanctifiante. On peut faire profession de croire à la vérité; mais si l’on n’en devient pas plus sincère, plus aimable, plus patient, plus pénétré de pensées célestes, on est une malédiction pour soi-même et pour le monde.

La justice que le Christ enseignait consiste à conformer son cœur et sa vie à la volonté révélée de Dieu. Des hommes pécheurs ne peuvent devenir justes qu’en ayant foi en Dieu et en maintenant avec lui une relation vitale. Alors seulement la piété élève les pensées et ennoblit la vie; les formes extérieures de la religion s’accordent avec la pureté intérieure du chrétien; les cérémonies qui rentrent dans le service de Dieu cessent d’être des rites insignifiants comme ceux des pharisiens hypocrites.

Pour poursuivre l’étude lire le chapitre 31 du livre Jésus-Christ d’Ellen G. White :


365 jours avec Jésus est une compilation de Merle Poirier, gestionnaire des opérations de AdventistWorld.